Structure foncière

Jusqu’à nos jours, la question la plus difficile en milieu rural est le régime foncier. Les terres sont délimitées entre différents groupements par des tranchés de plusieurs mètres de profondeur et bordées de ronces. Ces frontières ont tenu jusqu’à l’heure actuelle car difficile de combler même clandestinement. A l’intérieur du groupement les terres sont soigneusement réparties entre les familles. La propriété réelle du terrain est reconnue à chaque chef de famille ; propriété qu’il peut vendre à un étranger. Mais cela arrive difficilement.

Actuellement, avec l’évolution des institutions camerounaises, notamment la loi sur la propriété foncière, le chef supérieur n’a plus de pouvoir absolu sur les terres. En effet, comme le prévoit la loi, tout camerounais a droit de solliciter un titre de propriété sur le terrain qu’il a effectivement mis en valeur. Tout le terrain vacant qui, selon la tradition appartenait aux chefs coutumiers devient un domaine national. Dans le groupement le partage du terrain entre individus tend vers la propriété privée. Chaque famille clôture son terrain, l’immatricule et obtient son titre foncier. En effet la préfecture s’occupe du lotissement de la terre. Il le met à la disposition du public qui peut l’obtenir en remplissant les conditions prévues par la loi foncière.

Cependant, il est à noter que ces procédures sont parfois longues. Les populations vivent de leurs terres ; ainsi elles sont en majorité cultivées. L’acquisition de la terre se fait de trois principales manières :

-    par héritage, où l’héritier a droit d’usage total sur la terre léguée par son parent ;

-    par don ; ceci désigne exclusivement cédé à un enfant par un parent ;

 

-    par location ; ceci concerne exclusivement les exploitants agricoles.