L'économie de  BAYANGAM 

 

 


 L’agriculture et l’élevage constituent les principales activités de la vie économique. Entre autres activités économiques on peut citer : le petit commerce, l’artisanat et certains petits métiers ou emplois (maçonnerie, charpentier, moto-taximen etc…). On dénombre également quelques fonctionnaires et employés salariés des diverses institutions locales.

L’agriculture   L’agriculture occupe la majorité des populations de la commune de Bayangam. D’après la DAADER, 90% des populations locales vivent de la terre. Cette agriculture porte sur une gamme variée de cultures reparties en cultures vivrières, maraîchères et pérennes.

Les cultures vivrières et maraîchères

 

 

 

Pratiquées de manière extensive, les cultures vivrières et maraîchères sont source de revenus pour les paysans. Leur pratique est rentable puisque une partie de la récolte est destinée à l’autoconsommation et l’autre à la vente. Cependant les techniques inappropriées de productions, ajoutées à la pauvreté de sols, sont à l’origine de la faible rentabilité agricole. Les cultures vivrières et maraîchères les plus pratiquées sont le maïs, haricot, banane plantain, banane douce, taro, patate, tomate, piment, aubergine, poivron, oignon, etc.

 

Les cultures pérennes

 

 

Dans la commune on distingue les cultures de rente et les arbres fruitiers.

-    Les cultures de rente    Le café arabica qui auparavant était la culture de rente la plus répandue, voit aujourd’hui sa production en baisse. Ceci est dû à la baisse de prix sur le marché mondial, la montée des coûts des intrants, ce qui a entrainé le désintéressement des jeunes agriculteurs.  En vingt ans les surfaces cultivables se sont réduites de 2/3.

-    Les arbres fruitiers      On retrouve : safoutier, manguier, goyavier, avocatier, fruit noir.

 

Les techniques culturales

 

 

La production des vivres se fait généralement en cultures associées sur billon ; ce qui rend difficile l’estimation des quantités produites. Les champs sont généralement individuels avec une main d’œuvre familiale, sauf dans le cas des travaux de groupe. Le mode cultural est manuel et le matériel végétal provient soit des récoltes, soit il est acheté sur le marché local (maïs, pomme de terre).

Le régime pluviométrique favorise la conduite de deux campagnes agricoles par an. La préparation des parcelles consiste au défrichage, et au labour. Les opérations d’entretien des cultures se limitent essentiellement au désherbage manuel, au sarclage et au buttage. En fonction des moyens, les populations utilisent les engrais chimiques. Les cultures maraîchères sont surtout conduites en contre saison dans les bas fonds marécageux.

 

 

Le commerce

Les communautés de la commune de Bayangam comme dans tous les villages de l’Ouest Cameroun comptent de nombreux marchés périodiques. Les jours de ces marchés varient selon les semaines. On note dans les communautés la présence d’échoppes, boutiques et autres débits de boisson. Pour ce qui est des produits vendus, il s’agit des produits agricoles, les produits d’élevage, d’artisanat et divers types de produits manufacturés

-        Marchés Fréquentés    Les populations locales fréquentent plusieurs marchés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la commune. Au niveau de la commune il s ‘agit surtout des marchés périodiques qui se tiennent généralement une fois par semaine dans la localité précise. Les principaux marchés périodiques sont : les marchés de Batoufam, Bandrefam et Bayangam. Pour chacun de ces marchés, les vendeurs et acheteurs proviennent de ces localités, des localités environnantes et de l’extérieur de la commune.

Les populations locales fréquentent certains grands marchés environnants comme les marchés de Kamna, Bandjoun et de Bafoussam.

L’élevage

Elle est pratiquée de manière intensive et extensive avec une forte prédominance pour l’élevage extensive. Les animaux sont soit laissés en divagation soit en claustration. L’élevage se résume au petit élevage de bovins, volailles, ovins, caprins et porcins. On trouve des fermes modernes. Ces fermes ravitaillent la localité et les marchés de l’Ouest et du Cameroun en œufs et poulets. Les provenderies du coin fournissent aux paysans les produits dont ils ont besoin pour conduire leur élevage. La divagation des bêtes est source de conflits entre agriculteurs et éleveurs.

La pêche

Les cours d’eau qui traversent la commune ne sont pas très poissonneux. Ce qui fait que la pêche n’est pas développée ; elle est pratiquée par quelques jeunes et de façon artisanale. Quelques cas de pisciculture ont été expérimentés avec succès, mais n’ont pas prospéré  faute d’initiatives individuelles.

L’artisanat

Un autre secteur générateur de revenus est l’artisanat. Malheureusement ce secteur est en perte de vitesse. Aujourd’hui la sculpture sur bois et sur bambou est pratiquée par les vieillards et quelques jeunes. Les meubles en bambous ne sont plus exposés de nos jours comme par le passé. Ces dernières années les nattes et les séchoirs sont pratiquement introuvables. Les artisans se font de plus en plus rares malgré la matière première présente dans la commune. On déplore surtout l’absence d’un centre artisanat pour mettre en valeur les produits de vannerie, sculpture et tissage. Même les tailleurs du coin sont délaissés au profit de la friperie. On note la transformation de bambou en meubles et objets de décoration, sacs en fibres de raphia, paniers etc.…

Le transport

La commune est traversée par la route nationale N° 4. Le transport est assuré sur cet axe par les voitures en partance pour Bafoussam, Yaoundé et Bangangté. A l’intérieur de la commune, le transport est assuré par les motos taxis et les voitures. Ici les conditions de déplacement sont assez difficiles avec la surcharge excessive des passagers et le coût élevé du transport. Ceci est en grande partie dû au mauvais état des routes et le coût élevé du carburant.

Micro industrie

Ce secteur est très peu développé et se limite à une seule boulangerie située à Batoufam (Tsougwi). Il existe dans la plupart des communautés des moulins à maïs et manioc.  Dans certaines localités on note la présence de quelques unités de transformation métallique.

Petits emplois temporaires

Dans cette rubrique on trouve diverses catégories de techniciens (mécaniciens, maçons, charpentiers, menuisiers, etc.)

Les établissements de micro finance

On trouve dans la commune trois établissements de micro finance à savoir : deux guichets de la mutuelle communautaire de croissance (MC2) dont l’une à Batoufam et l’autre à Bayangam ; un guichet du Crédit Coopératif Participatif du Cameroun (CCPC) à Bayangam et la Coopérative d’Epargne de Crédit et d’Investissement agricole du Cameroun (CECIAC) à Bandrefam.

Ces établissements ont pour objet social de :

-    susciter  chez  les  populations  le  goût,  la  pratique  et  l’intérêt  de l’épargne ;

Micro-finance de Bandrefam

-    collecter l’épargne en vue de l’octroi des crédits et du financement des micro-projets ceci à des taux d’intérêts modérés.

Le nombre d’adhérents ne cesse de croître au fil des ans, ce qui augure d’espérer un soutien de ces microfinances pour le développement économique de la commune.