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Ambroise Kom : « La prise de distance des Bamilékés avec la politique remonte à la colonisation »

| 12 avril 2017 à 17h10 | Par 

L’écrivain, cofondateur de l’Université des montagnes (UDM), explique que le peuple bamiléké, considéré comme rebelle, a été exclu du champ politique en premier lieu par l’empire colonial.

En 2000, des Bamilékés issus de la société civile créaient l’Université des montagnes dans les hauts plateaux de l’Ouest. Mais, depuis trois ans, un conflit entre ses dirigeants menace cet établissement d’excellence particulièrement prisé. Cofondateur et ex-vice-président de l’UDM, démis de ses fonctions en 2015, l’écrivain Ambroise Kom estime que cette situation témoigne bien de l’incapacité des Bamilékés à conduire ensemble un projet politique. Dans Pour solde de tout compte, son ouvrage paru le 15 mars aux Éditions des peuples noirs, il en explore les raisons.

Jeune Afrique : Comment est née l’UDM, cette université assimilée aux Bamilékés ?

Ambroise Kom : Au lendemain de la chute du mur de Berlin, un vent de démocratisation a soufflé sur l’Afrique. À ce moment, les Bamilékés ont été particulièrement redoutés par le gouvernement camerounais, qui estimait que ceux-ci étaient nombreux à disposer des ressources financières pour créer un grand parti. Mais il n’en sera rien.

La plupart se sont retrouvés associés aux anglophones du Social Democratic Front, d’autres ont rejoint l’Union démocratique du Cameroun, d’Adamou Ndam Njoya, ou l’Union nationale pour la démocratie et le progrès, de Bello Bouba Maïgari. Cependant, des membres de la société civile ont travaillé au lancement de l’UDM, qui n’avait rien d’un projet politique.

LE PROJET EST AUJOURD’HUI DÉVOYÉ : IL S’AGIT D’UN INSTRUMENT DE PROPAGANDE AU SERVICE DE L’ÉTAT

Mais ce projet n’a pas tout de suite fait l’unanimité…

Le gouvernement soupçonnait une stratégie communautaire pour conquérir le pouvoir. Cela n’a jamais été le but. En revanche, nous pensions que, en créant une institution d’excellence qui attire du monde, cela prouverait que les Bamilékés sont capables de travailler pour la nation.

Au départ, l’idée n’a pas suscité l’intérêt des dignitaires de l’Ouest, qui n’y voyaient pas de retour sur investissement immédiat. Ils se sont ravisés dix ans plus tard, quand le projet a pris son envol et créé des convoitises. Certains s’en sont donc emparés, sans s’interroger sur son origine, sa vocation, ses enjeux. Seul leur importait de pouvoir s’en servir pour briller aux yeux du gouvernement et en tirer quelque avantage. Le projet est aujourd’hui dévoyé : il s’agit d’un instrument de propagande au service de l’État.

Vous en déduisez que le Bamiléké est incapable de se mobiliser pour le bien de la communauté…

La vision généreuse qui doit être celle de tout homme politique, très peu de Bamilékés l’ont actuellement. Je n’en connais pas. Pour appréhender le rapport du Bamiléké au pouvoir, à la politique et à l’argent, il faut examiner ses traditions.

Dans une famille – parfois composée de plusieurs femmes et de nombreux enfants –, le successeur désigné hérite de tous les biens. Les autres doivent se débrouiller. C’est ce qui explique les fortes migrations à l’intérieur du pays, car beaucoup doivent chercher les moyens de survivre et de se constituer un patrimoine.

CONSIDÉRÉ COMME UN REBELLE LORS DE LA GUERRE D’INDÉPENDANCE, LE BAMILÉKÉ EST EXCLU DU CHAMP POLITIQUE ET DES CERCLES DU POUVOIR

Cela explique-t-il son apparent désintérêt pour la politique ?

Pas totalement. Pour l’expliquer, il faut remonter à la colonisation. À cette époque, le Bamiléké est déjà connu pour être doué en affaires et habitué à se débrouiller. Il se tient éloigné des postes de fonctionnaire ou de commis de l’État. Et le colonisateur se méfie de ce sujet, qu’il ne parvient pas à maintenir sous sa coupe.

La guerre d’indépendance le conforte dans son idée : considéré comme un rebelle, il est exclu du champ politique et des cercles du pouvoir. Après l’indépendance, s’enrichir en trouvant des « arrangements » avec l’État reste donc sa principale préoccupation.

L’un des exemples les plus édifiants de cet enrichissement est peut-être celui de Victor Fotso. En « achetant » l’homme politique, il croit le tenir. C’est une erreur : personne n’est indispensable, et le politique contrôle tout. Le patriarche l’a appris à ses dépens, en étant dans l’incapacité de faire libérer son fils Yves Michel.

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Pr Ambroise Kom : «Les batailles tribalo-ethnico-régionalistes ne nous intéressent pas à l'Universite des Montagnes»

Cameroun - Pr Ambroise Kom : «Les batailles tribalo-ethnico-régionalistes ne nous intéressent pas à l'Universite des Montagnes»
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YAOUNDE - 08 JUIL. 2013
© Honoré Feukouo | Le Jour
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Le 11 juin 2013, le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement supérieur, a rendu publique une série d'arrêtés susceptibles de révolutionner la formation médicale au Cameroun. Ces textes, qui font suite au rapport de la commission Sosso, ont déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive. ...

Pr Ambroise KOM
Photo: © Archives


Le 11 juin 2013, le Pr Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement supérieur, a rendu publique une série d'arrêtés susceptibles de révolutionner la formation médicale au Cameroun. Ces textes, qui font suite au rapport de la commission Sosso, ont déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive. Mais jusqu'à présent, le leader des Ipes dans ce secteur, à savoir l'UdM, est resté prudent. Aujourd'hui, nous ouvrons nos colonnes au vice-président de l'Université des Montagnes (Udm) de Bangangté, le Pr Ambroise Kom, qui analyse les mutations en cours. 


Vous avez pris part le 31 mai dernier à la cérémonie de restitution du rapport de la commission d'évaluation des institutions publiques et privées de formation médicale au Cameroun. Quelles sont votre lecture de ce rapport et ses recommandations ? 

Publier un rapport d'évaluation dans un environnement où l'on est si peu habitué sinon réfractaire aux remises en question, au jugement critique est en soi une petite révolution. Et je n'ai pas manqué de le souligner publiquement dans l'hommage qu'à l'occasion j'ai rendu au Ministre de l'Enseignement supérieur (Minesup) pour cette innovation. Le rapport est exhaustif et sans complaisance à l'endroit des établissements publics et privés visités. Même l'Université des Montagnes (Udm) qui s'en tire plutôt bien, tant son modèle académique est original et ses équipements pédagogiques nettement au-dessus du lot, reçoit des recommandations pertinentes pour l'amélioration de son offre éducative. Et comme l'a souligné le Minesup, les meilleurs ne sont plus ceux qu'on croyait : « A priori, dit-il, on peut penser que les établissements publics sont les meilleurs. Or ce n'est pas le cas » (CT,03/06/2013). C'est donc un nouveau jour qui semble se lever sur l'Université camerounaise qui devra s'habituer à l'émulation, surtout maintenant que le privé est entré dans la danse avec chacun une identité spécifique à défendre. 
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Une bayangam aux commandes à Bafoussam 3ème

jeudi, 16 mai 2013 18:07

Préfectorale: Une femme (Bayangam) aux commandes à Bafoussam 3ème

Écrit par  Robert Nkaké
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Agée de  36 ans, Liliane Flore Tchuinté Tsémo entend impulser un souffle nouveau à cet arrondissement où la déchirure des élites politiques règne en maître.

La vague des installations des sous-préfets récemment nommés par le chef de l’Etat se poursuit dans les différents départements de la  région de l’Ouest. Surtout ceux les plus concernés par ces mouvements dans la préfectorale. C’est ainsi que le cap a été mis sur Bamougoum, où la localité située à quelques encablures du  centre ville de Bafoussam, a connu une mobilisation générale des fils et filles du coin, venus des quartiers et groupement environnants, pour saluer leur sœur et fille qui vient de prendre fonction. La journée du 10 mai dernier a reçu une coloration tout à fait particulière, du fait de l’installation d’une femme à la tête de l’arrondissement de Bafoussam 3ème, ce qui n’arrive pas très souvent, surtout lorsqu’il s’agit d’une femme [respect de l’aspect genre oblige]. Cet arrondissement quant à lui, est resté orphelin depuis le départ de Christian Ernest Ebelle, promu préfet dans le département du Ndé, à Bangangté. L’élue du jour était jusqu’à sa nomination, premier adjoint préfectoral à Abong-Mbang. Elle est épouse et mère, aux côtés de M. Atangana Essomba.  Nommée par décret présidentiel du 22 avril 2013, la fille du footballeur émérite de Raçing de Bafoussam, Serge Alain Tsémo est plus qu’une étoile filante mais brillante. Originaire de Bayangam elle a vu le jour  le 26 novembre 1977. Après l’obtention de son Cepe en 1989, et son Bac en 1998, cette ancienne élève du collège St Thomas d’Aquin de Bafoussam s’est aussitôt inscrite à l’université de Dschang où elle obtient une Licence en droit et science politique (2004), puis une maîtrise deux ans après. En 2006, elle est cadre contractuelle à l’Institut de Recherche pour le développement (Irad), de Yaoundé. C’est de là qu’elle décroche son concours d’entrée à l’Enam en 2010. Son dynamisme augure déjà des lendemains meilleurs  
«Vous avez vu l’engouement, nous attendons beaucoup d’elle, dans le domaine de la sécurité, notamment pour la lutte contre la criminalité. Elle doit amener les élites à travailler, à investir pour encourager le sous préfet dans sa lourde et délicate mission. Pour que l’ordre règne, elle doit être à l’écoute de la population, et pour être à la hauteur de sa tâche, impulser les chefs traditionnels à s’impliquer  dans la lutte contre l’insalubrité pour assurer le bien-être de la population», a recommandé le préfet  de la Mifi, Tangwa Joseph Fover. Pour mieux faire son travail, elle a besoin de mettre en pratique une feuille route telle que dressée par le préfet. Bien avant, l’on écouté l’allocution du maire Bernard Tchanou, il en est de même pour les différentes phases protocolaires allant jusqu’à la revue des troupes. Séance tenante il a eu une flopée de cadeaux, comme c’est très souvent le cas lors des circonstances pareilles. Une phase qui a cédé sa place à un défilé des troupes composées des militaires, gendarmes, policiers et corps du personnel de l’administration pénitentiaire.
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DESCENTE AUX ENFERS: UN RAS-LE-BOL GÉNÉRAL CONTRE LES MÉTHODES DE MADELEINE TCHUENTE, FOTSO ET CONSORTS

DESCENTE AUX ENFERS: UN RAS-LE-BOL GÉNÉRAL CONTRE LES MÉTHODES DE MADELEINE TCHUENTE, FOTSO ET CONSORTS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par cameroon-infos
Samedi, 13 Avril 2013 20:31
tchuinte-madeleineQuelque chose est en train de changer à l'Ouest, comme le témoigne le fait qu'à la sortie des différentes réunions, notamment celle présidée par Fotso Victor au sujet de l'attitude à adopter par ce parti pour l'élection des sénateurs de la région, ce sont les membres du RDPC qui se précipitent sur le téléphone pour donner des informations précises à la «feuille de choux » que nous sommes. On note dans leurs propos un ras-le-bol général. «Fotso Victor ne va plus nous utiliser pour régler ces petites affaires», a-t-on entendu. «Madeleine Tchuinte vaut quoi pour venir menacer les gens?». Ils ont raison, même s'ils ne doivent s'en prendre qu'a eux-mêmes: comment des gens dotés de discernement peuvent-t-il militer dans un parti aussi liberticide que le RDPC qui n'a d'ailleurs de parti que le nom?


Une attitude récurrente

Même en Union Soviétique de triste mémoire ou encore en Corée du nord, on a vu ce qui se trame à l'Ouest. Qu'un ministre du Gouvernement déclare en public qu'ils ont les moyens de savoir qui a voté pour le SDF, et surtout les volontés de sévir, est tout simplement extraordinaire. Que l'on en soit à voir comment trouver de l'argent pour corrompre ses propres camarades de parti pour voter contre le SDF dont le crime est d'avoir mis en compétition une liste qui regroupe l'ensemble des composantes de la région relève de la psychiatrie.

Que Madeleine Tchuinte, Fotso Victor et tous leurs semblables du RDPC nous disent ce qu'ils ont fait pour la région depuis qu'ils sont dans ce parti au pouvoir depuis des décennies. Dans la vie, il n'y a pas que l'argent. Un peuple doit être fier de ses représentants: lorsque Paul Biya met en prison le fils du milliardaire de Bandjoun Fotso Victor qui bombait le torse en prétendant être l'ami personnel du Chef de l'Etat, ce dernier signe une motion de soutien à son «dieu» vivant. Lorsque par un mig mag extraordinaire, la liste de l'Ouest aux élections sénatoriales est disqualifiée, il signe une autre motion de soutien. On devrait nommer ce monsieur conseiller spécial à la Présidence de la République chargé des motions de soutien, tant il les signe «plus vite que son ombre».

Peut-on être fier de Madeleine Tchuinte à la tête du Ministère de la Recherche Scientifique dont le ministère n'a jamais rien trouvé modifiant le quotidien des Camerounais, faute de n'avoir pas cherché? Cette dame ne conçoit la politique qu'en termes de profits personnels et autres petites magouilles électorales. Qu'elle nous donne son bilan dans l'amélioration du mieux être des Camerounais en général et des Bamiléké en particulier. De toutes les façons, elle prendra sa retraite en même temps que Paul Biya, preuve de son peu de consistance politique


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ENTRETIEN AVEC LE FÔ POUOKAM II

CAMEROUN:ENTRETIEN AVEC LE FÔ POUOKAM II (ROI DES BANYANGAM) [VIDEO] :: CAMEROON

Fo PouokamII:Camer.beFÔ POUOKAM II, Roi des Banyagam était l'invité de Njangui TV. Président de l'Association des Chefs Traditionnels de l'Ouest du Cameroun ( Bamiléké), S.M Pouokam II, a fait une escale en Amérique du nord pour une rencontre avec ses sujets. Pour mémoire,Bayangam est un arrondissement situé dans le département du Koung-Khi, dans la région de l'ouest Cameroun.L'arrondissement de Bayangam est composé de 3 villages à savoir Bayangam, Batoufam et Badrefam

http://www.youtube.com/embed/R1fCHXArzak?feature=player_embedded</a>" frameborder="0" allowfullscreen>

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