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Investiture au Rdpc à l’Ouest

Investiture au Rdpc à l’Ouest: Comment les milliardaires Victor Fotso, Joseph Kadji et André Sohaing ont voulu noyauter la commission Bayéro Fadil
Le Messager
DOUALA - 18 JUIL. 2013
© Guy Modeste DZUDIELe Messager
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Installé dans une suite à l’hôtel Talotel à Bafoussam, Mohamadou Bayero Fadil a été l’objet de pressions diverses.






I-Victor Fotso, Joseph Kadji et André Sohaing au front

A quelques heures du départ de Bafoussam, dimanche 14 juillet 2013, de la commission Fadil en charge des opérations des investitures dans les rangs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) à l’Ouest, André Sohaing, milliardaire maire de Bayangam se trouve dans le hall de l’hôtel Talotel. Il tient à être reçu par l’émissaire du Comité central du Rdpc. Pour la circonstance, il s’est fait accompagner de Dieudonné Wakam, un responsable du parti dans la localité, proche de Madeleine Tchuinté, membre du bureau national du Rdpc et ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi). En effet, le patriarche de Bayangam voulait faire sauter et remplacer les noms de quelques personnes indésirables sur la liste de conseillers municipaux transmises à la commission placée sous la houlette de Fadil. Et il est loin d’être actif dans cette démarche. La veille à 22 heures passées, Joseph Kadji Deffosso, milliardaire maire de Bana, était à Bafoussam pour la même raison. Son souci : faire remplacer deux militants investis sans son consentement sur la liste des potentiels élus locaux du Rdpc dans la commune qu’il dirige depuis 2002.

Un jour avant, c’était autour du milliardaire maire de Bandjoun de recevoir dans sa résidence de Mbouo à Bandjoun, Mohamadou Bayero Fadil pour un dîner…et lui faire part des « réaménagements » qu’il souhaite dans les listes déposées en matière d’investiture des candidats du parti du flambeau ardent aux élections législatives et municipales dans le Koung-Khi, et plus précisément dans les arrondissements de Poumegne et de Demdeng à Bandjoun. Au niveau du département de la Mifi, Sylvestre Ngouchinghé, milliardaire et patron de la société Congelcam Sa a pesé de tout son poids pour influencer la désignation des candidats du Rdpc aux élections législatives dans la Mifi et aux municipales dans la commune de Bafoussam III. Ainsi jusqu’à dimanche dans la soirée, ses proches n’étaient pas disposés à faire équipe avec les autres membres de la liste du Rdpc parrainés par Joseph Confiance Fongang, député en poste et président de la section Rdpc de la Mifi Ouest.

Au niveau de la commune de Bafoussam Ier, l’autorité du milliardaire n’a pas prévalu. Mais les affidés de Samuel Wembé, du Fo’o Njitack Ngompé de Bafoussam et de Jules Hilaire Focka Focka se sont affrontés. Mais ont fini par trouver un consensus. Des originaires des quatre régions du Cameroun ont intégré cette liste. C’est notamment le cas de Jacob Nguini, journaliste à la station régionale de la Crtv-Ouest à Bafoussam. «Après avoir passé 22 ans à Bafoussam, les notables de la ville ont estimé que ma modeste personne pouvait être à même d'apporter une contribution positive dans le développement de la commune de Bafoussam Ier. C'est à ce titre que je viens d'être coopté pour figurer sur la liste des candidats pour l'élection municipale du 30 septembre prochain. Face à un tel challenge, je souhaite de tout cœur votre soutien en mobilisant vos proches qui sont inscrits sur les listes électorales de Bafoussam Ier afin qu'ils portent leur choix sur ma candidature le moment venu. Je sais pouvoir compter sur vous! Ce sera notre victoire à nous tous! », Jubile-t-il à la suite de sa cooptation.


II-Témoignage de l’émissaire du Rdpc sur facebook

Dimanche passé, avant de quitter Bafoussam, Mohamadou Bayero Fadil, a brièvement dit à quelques journalistes qu’il a travaillé suivant la feuille de route avec laquelle il a débarqué dans la ville. L’entrée dans le salon de la 305 de l’Hôtel Talotel à Bafoussam des membres des deux listes en conflit à Bafoussam III a rendu impossible la suite des échanges entre l’émissaire du Comité central du Rdpc et les hommes des medias. « Enfin les travaux terminés. Je pars de Bafoussam avec la satisfaction du travail bien accompli. Les opérations d investitures des candidats aux législatives et aux municipales bien que très pratiquées dans les grandes démocraties ont aussi leurs revers. Le risque de laisser sur le carreau des vrais militants du parti.» C’est en ces termes que Mohamadou Bayero Fadil, chef de la délégation du Comité central du Rdpc pour les opérations d’investiture dans la région de l’Ouest s’est confié à la fin de sa mission dans la métropole régionale de l’Ouest. «Dans les opérations d’investiture, Parfois, les négociations étaient si difficiles qu’il fallait recourir à la sagesse et aux conseils avisés des chefs traditionnels si respectés et si influents. Des éléments qui permettent souvent une prise de décision avec une parfaite connaissance du terrain. Ici avec le chef supérieur Bamougoum dans la commune de Bafoussam 3. Quel personnage...édifiant. Chapeau Sa Majesté», commente-t-il. Reste qu’il reconnaissait dimanche que tout le travail est bouclé et transmis à Yaoundé excepté celui de la commune de Bafoussam 3ème 
«Les deux listes en jeu n'acceptent pas le consensus. Que faire pour les faire entendre raison. Nous sommes encore dessus et espérons avoir des résultats rapidement. Les représentants de deux têtes de listes participent aux négociations qui ont duré plus de 5 heures. Enfin, c est aussi cela la politique. Entre deux, je reçois Papa Kadji Defosso venu me présenter sa liste de campagne. Encore un "père" à moi. Quel plaisir de toujours discuter avec un grand homme pareil. Il m’a aussi connu à l’âge de 13 ans. À plus de 94 ans, il reste encore solide. Une bénédiction», se réjouit-il après avoir rencontré Joseph Kadji Defosso, milliardaire maire de Bana. «Il est presque 3heures du matin quand la dernière délégation celle du Noun Centre est passée. Cette délégation à eu fort à faire mais les listes sont bel et bien constituées. L’udc de Ndam Njoya aura fort à faire. Croyez-moi, si j ai un souhait ou un challenge à relever c’est celui de venir battre campagne dans le Noun et aider mes camarades à gagner contre l’Udc en septembre prochain. Là, je suis dans mon élément, j’aime à présider ce genre de rencontres, intellectuellement c’est magnifique. On côtoie des personnes très futées et très engagées. Des vrais passionnés de la politique.

En toute chose, il faut aimer ce que vous faites et le faire bien, alors la réussite ne peut pas vous échapper. Ici la commission départementale du Koung-Khi se soumet à un exercice périlleux», rapporte le président de la commission régionale des investitures du Rdpc à l’Ouest.

Guy Modeste DZUDIE

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Hommage artistique à Stéphane Tchakam

Hommage artistique à Stéphane Tchakam
Le Messager
DOUALA - 03 SEPT. 2012
© Adeline TCHOUAKAKLe Messager
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Le directeur de la rédaction du quotidien Le Jour a été inhumé samedi 1er septembre 2012 à Kassap par Bayangam dans la région de l'Ouest.
Etait-il artiste? s'interrogent d'aucuns au sujet de Stéphane Marcel Tchakam Ngon qui a quitté ce monde le 13 août 2012 des suites de maladie. Leur interrogation est légitime au vu du fort déploiement artistique qui s'est fait autour de ses obsèques. D'abord à son domicile à Douala mercredi 29 août 2012; puis à Yaoundé jeudi 30 août et samedi 1er septembre 2012 à Bayangam où les artistes de tous bords ont tenu à lui offrir un dernier show digne d'un grand artiste.

Oui. Répondront tous ceux qui ont affronté la route boueuse qui mène à Kassap par Bayangam samedi 1er septembre 2012 pour son inhumation: Haman Mana, (directeur de publication du journal Le Jour), Marion Obam (responsable desk Mutations Douala), ses camarades de la 27eme promotion de l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic), Kareyce Fotso (artiste musicienne), Junior Binyam (responsable communication Fécafoot), Melvin Akam (responsable communication institutionnelle Mtn), Alexandre Siéwé (responsable communication Aes Sonel), Helene Kemmegne des Brasseries du Cameroun, Anicet Ekanè, (homme politique)... collègues, amis, confrères et connaissances. Stéphane était un artiste. Un talent qu'il exprimait à travers «sa plume». «Son amour pour les fleurs». «sa passion pour la musique et les toiles». Son style vestimentaire «jean, tee-shirt ou chemise et sac à dos» et son «énergie débordante».


Le combattant

A Douala-déjà le 29 août 2012, les artistes se sont mobilisés pour animer la veillée qui était organisee à l'honneur de Stéphane Tchakam à son domicile au quartier Makepe. Notes de guitare, de piano, de batterie ? djembé, chant ... poème et performance pour saluer l'œuvre du chroniqueur culturel et lui témoigner leur reconnaissance pour sa louable contribution à la promotion de la culture camerounaise. Pour le dire et le faire, Hervé Yanguem, Hervé Youmbi, (plasticiens et poètes), Idylle Mamba (chanteuse centrafricaine); Armang Biyag, Bibiane Sadey, Gaëlle Wondje, l'Equipe du Sud, Papy Anza, Tizeu no name crew, Lawal Band, Stéphane Eloundou, etc. A Yaoundé également, des artistes ont tenu à rendre hommage à ce vaillant "combattant".. En prélude-à la grande veillée vendredi 31 août 2012, Kareyce Fotso, Boris Nzeto, Simon Messanga, Marie Ngo Lisson, Sansy Vianney, etc. ont élevé leurs voix pour dire au fan de Myriam Makeba «merci» et «Adieu». Et ceux des artistes qui n'ont pu faire le déplacement pour Bayangam dans l'Ouest Cameroun comme Kareyce Fotso pour dire leurs Adieux à l'artiste Tchakam, n'ont pas manqué de saisir la colonne qui leur était offerte dans le journal spécial hommage, Stéphane Tchakam forever ou le groupe facebook créé sur la toile pour envoyer des messages de condoléances à sa famille et partager le bien qu'ils ont eu à le côtoyer. On peut citer entre autre, Annie Flore Batchiellilys, Lue Yatchokeu, Coco Mbassi, Charlotte Dipanda, Koko Ateba, Marylin Douala Bell, etc.

Devant tous ces témoignages, sa mère a déclaré, «je sais que mon fils était un éclair qui servira aux autres». Des propos étayés lors des différents cultes funèbres au cours desquels des prières ont été élevées à Dieu afin qu'Il accueille l'âme de Stéphane Marcel Tchakam Ngon for ever.

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SDF: La tête de liste de Bayangam connue

Cameroun - SDF: Quelques têtes de liste déjà connues à l’Ouest
Le Messager
DOUALA - 12 JUIL. 2013
© Guy Modeste DZUDIELe Messager
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Le président de la circonscription électorale de Bafoussam Ier a eu raison devant Me Joseph Lavoisier Tsapy. Alors que dans le département du Koung-Khi, Bernard Puepi de la commune de Bayangam a reçu l’onction du parti. Au niveau de la Menoua, Tedadjio Stephen, tiendra le flambeau.
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Le SDF menacé de disqualification à Bayangam

Echos des municipales partielles: Le SDF menacé de disqualification à Bayangam
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Le 11 Juin 2004
© La Nouvelle Expression
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La liste du Sdf qui est finalement autorisée à concourir à Nkongsamba urbain, tandis que, depuis 24 heures, une menace pèse lourdement sur ce parti dans le fief de André Sohaing ; le Rdpc accusant ses candidats de diffamation.




Nous bouclons par Bayangam, Dschang rural, Nkongsamba urbain. La liste du Sdf qui est finalement autorisée à concourir à Nkongsamba urbain, tandis que, depuis 24 heures, une menace pèse lourdement sur ce parti dans le fief de André Sohaing ; le Rdpc accusant ses candidats de diffamation.


BAYANGAM

L'UNDP : Charmer par les soins de santé

Pierre Flambeau Ngayap, secrétaire général de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), est candidat et tête de liste de son parti. Pharmacien, entre autres spécialités, il sillonne l’arrondissement pour convaincre les populations de voter pour sa liste. Comme argument massue, il promet qu’en sa qualité de pharmacien, il ravitaillera plus facilement les centres de santé de la commune. Dans un environnement où les soins de santé primaire sont généralement loin de portée de la majorité, l’argument est bien trouvé. Cette dernière semaine de campagne, la caravane de Pierre Flambeau Ngayap a axé sa campagne sur les visites de marchés, des réunions de quartier, la distribution des prospectus, le porte à porte, l’affichage des banderoles et des posters, et surtout, l’utilisation des voitures sonorisées pour diffuser les messages du parti. Le comité de campagne, pour le dernier jour, entend battre le rappel des troupes demain à travers une grande caravane qui va revisiter les trois villages de la commune: Bayangam, Bandrefam et Batoufam.


RDPC: MME Sohaing à la de Monsieur

Selon des informations confidentielles de l’équipe de campagne du Rdpc, le comité de campagne a estimé que pour une élection qui a toutes les allures de défi, le maire en place depuis les élections de juin 2002, André Sohaing, sera un peu en retrait cette fois, par tactique. Parce que ses stratèges redouteraient qu’il irrite des populations particulièrement sensibles à ses discours souvent enfiévrés. Il s’est docilement plié à cette “ censure ”, attendant qu’on lui donne un rôle à jouer, le cas échéant. Ce qui par contre a surpris plus d’un, c’est l’irruption spectaculaire de son épouse dans la campagne. Mafokam, c’est son nom, a élu domicile à Bayangam depuis l’ouverture de la campagne. Avec une caravane. A ses côtés, les femmes les plus en vue du Rdpc du village, redevables au Renouveau, comme Mafeu Tchuenté Kom Hélène, deuxième secrétaire de l’ambassade du Cameroun en Italie, par ailleurs conseiller municipal de la commune de Bayangam.

A la tête de sa caravane, Mafokam va de quartier en quartier, adoptant une stratégie de proximité telle que prescrit par le comité central du Rdpc, pour rassurer les populations qu’elle sera désormais leur “ interlocutrice active ” auprès de son maire de mari pour traduire dans la réalité leurs doléances et les promesses de la mairie.

Sa caravane a pour principale cible les groupes de femmes, notamment le “ Réseau ”, une association patronnée par le ministère de la Condition féminine. Au passage, elle distribue quelques présents comme pour donner le ton de ce que sera l’après élection municipale. C’est la révélation de cette campagne, dans la mesure où elle ne s’était jamais mêlée des activités politiques de son mari. Après Bayangam, elle a sillonné les autres localités de la commune tels Batoufam et Badrefam. Rarement dans cette commune, les électeurs n’ont été aussi courtisés.

Maurice Tchuenté, ministre de l’Enseignement supérieur et chef de la délégation du comité central du Rdpc pour les partielles à Bayangam, a battu le rappel des élites extérieures. Parmi les plus influentes, Joseph Noutsa, gouverneur de la province de l’Adamaoua, qui “ est surtout apparu pendant les meetings plus engagé et plus enthousiaste que le vulgaire militant de base, tout de Rdpc vêtu ”. Inédit. Celui dont il est question est pourtant un administrateur civil et par surcroît gouverneur de province. Pourtant, des hauts fonctionnaires dont le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, ont fait un vaste tour des provinces récemment pour dire qu’ils sont totalement antipartisans. C’est le cas du chef supérieur Bayangam, Sa Majesté Pokam ll, qui, personnellement, s’est engagé sans fard, dans cette campagne aux enjeux énormes. Tous soutiennent ici qu’au lendemain des municipales et des législatives du 30 juin 2002, le Rdpc a récompensé la fidélité du village en nommant ses fils à des postes de responsabilité dans la haute administration: Maurice Tchuenté , ministre de l’Enseignement supérieur, Joseph Noutsa, gouverneur de province, Abrahams Tchuenté, président de la toute nouvelle Chambre des comptes…


SDF: Menace sur la liste SDF.

Au moment de mettre sous presse, une information alarmiste dans le camp du Social Democratic Front (Sdf) faisait état de ce que, hier, le Rdpc a introduit une requête auprès de la commission communale de supervision de vote pour demander l’annulation de la liste du Sdf pour “ diffamation ” de la tête de liste Rdpc. Au regard de la loi électorale, si une telle accusation venait à être constatée, le parti de John Fru Ndi tomberait sous le coup de la loi. Mais on sait aussi que de tels arguments dans le contexte camerounais prospèrent à la tête du client.

Il n’est pas innocent que le parti des flammes élève une telle protestation à la fin de la campagne lorsque le mis en cause dispose d’une très petite marge de manœuvre pour faire valoir ses arguments. Et ce serait pour l’équipe de André Sohaing la voie royale pour mettre hors d’état de nuire, avant le match, un redoutable concurrent comme le Sdf qui lui donne du tournis. “ Si les gens du Rdpc recourent à ce stratagème, c’est la preuve que toutes les stratégies de fraude n’ont pas marché ”, relève un membre de la direction du Sdf. Ni John Fru Ndi est arrivé à Bayangam hier pour revigorer ses troupes et est tombé sur cette situation qu’il a vigoureusement dénoncée au cours du meeting qu’il a tenu. La commission communale de supervision du vote, après avoir reçu les éléments de défense du Sdf, doit statuer sur le contentieux ce jour. Les militants du Sdf se plaignent aussi de ce que leurs banderoles de campagne ont été arrachées sur toute l’étendue de la commune depuis plusieurs jours. Aux dernières nouvelles, la gendarmerie aurait mis la main sur le présumé auteur de cet acte de vandalisme.


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Abus de pouvoir: André Sohaing en rébellion contre la justice

Cameroun - Abus de pouvoir: André Sohaing en rébellion contre la justice
Le Messager
DOUALA - 25 JUIL. 2013
© Guy Modeste DZUDIELe Messager
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Condamné par le tribunal de première instance de Bandjoun à libérer un espace qu’il occupe illégalement au nom de la commune de Bayangam, le maire refuse de s’exécuter. Le 22 juillet dernier, les plaignants ont saisi le Minpostel pour l’inviter à surseoir à l’inauguration d’un centre télé centre-communautaire édifié sur le site litigieux.
Condamné par le tribunal de première instance de Bandjoun à libérer un espace qu’il occupe illégalement au nom de la commune de Bayangam, le maire refuse de s’exécuter. Le 22 juillet dernier, les plaignants ont saisi le Minpostel pour l’inviter à surseoir à l’inauguration d’un centre télé centre-communautaire édifié sur le site litigieux.


I- Empiétement sur des propriétés foncières privées

La majorité des voyageurs qui passent par la nationale n°4 à Bayangam s’aperçoivent de l’implantation, au niveau de l’ancien péage, d’une installation de vente de produits pétroliers sous le label de « Total Cameroun Sa ». L’ouvrage en question a été initié depuis des mois par André Sohaing, maire de la localité. Et nonobstant une décision de justice lui demandant de libérer le site en question, pour atteinte à la propriété foncière de particuliers, le magistrat municipal ne s’est point exécuté. Et pourtant l’ordonnance rendue le 29 mai dernier par le Tribunal de première instance (Tpi) de Bandjoun est claire dans son libellé :«… L’arrêt des travaux entrepris par sieur Sohaing André et/ou la commune de Bayangam sur la parcelle objet des titres de propriété appartenant aux requérants sous astreintes de 100.000 francs par jour de retard à compter du prononcé de la décision.» A s’en tenir à cette injonction, le maire de Bayangam serait appelé à verser à ce jour près de six millions de francs Cfa aux plaignants.

M. Sohaing, en plus de la station service, a fait construire un télé centre communautaire sur le site litigieux. Le conseil du maire de Bayangam, Me Bopda, soutient que ce magistrat municipal se trouve dans son bon droit. Il brandit à cet effet, l’arrêté n°226/y2.5/D230 signée le 4 septembre 2000 par le ministre chargé des domaines et portant autorisation à gérer une parcelle de terrain du domaine public routier sise à Bayangam. Pour lui, cet arrêté qui accorde en concession à la commune de Bayangam les terres sur lesquelles les travaux ont été entrepris ne souffre d’aucune irrégularité.

Cette situation n’est pas sans susciter le courroux des plaignants. Il s’agit notamment de Paul Chedjou, Abraham Chedjou, Emmanuel Kom, Mathieu Tchuenté, Josué Noutsa et de la succession Jérémie Tchassem représentée par Jacques Djoko Tamnou. Ils sont autant déterminés à faire prévaloir leurs droits que le 22 avril 2002, le ministre chargé des Domaines, répondant à une correspondance à lui envoyer au sujet de l’arrêté dont se prévaut André Sohaing, leur a fait savoir: « … Vos titres fonciers n’ont pas été inclus dans la parcelle du domaine public routier dont la gestion a été confiée à la commune rurale de Bayangam ». Une manière de dire que le maire de la commune de Bayangam a empiété sur des propriétés foncières de ces particuliers.

Toute chose qui a emporté la conviction de la présidente du tribunal de première instance de Bandjoun, Josette Wonga Tiako Deumeni. C’est pourquoi saisie par assignation de référé d’heure à heure par les plaignants, elle a jugé recevable la demande visant André Sohaing et la commune de Bayangam. Car suivant exploit d’huissier établi en date du 13 février 2013 par Me Emmanuel Youmssi, huissier de justice près la Cour d’appel de l’Ouest à Bafoussam, André Sohaing a été informé au sujet des reproches formulés contre sa personne et l’entité communale placée sous sa responsabilité depuis janvier 1996. Une gestion municipale dans laquelle, selon de nombreux habitants de Bayangam, le maire n’a cessé de s’illustrer dans les batailles foncières contre ses administrés ou l’élite extérieure désireuse d’investir pour le développement économique, social et culturel de la localité. Tête de proue du Front social démocrate (Sdf en anglais) et plusieurs concurrents d’André Sohaing pour le contrôle de la commune de Bayangam, Bernard Puepi et ses proches se trouvent aussi dans de batailles similaires avec M. Sohaing.


II- Interpellation du Minpostel

Par le canal de leur conseil, Me André-Marie Tassa, les adversaires du maire de Bayangam dans cette affaire, tiennent à empêcher l’inauguration du télécentre communautaire de Bayangam en saisissant la justice pour son expulsion et l’exigence des dommages-intérêts, au cas où il y a des résistances. Ils viennent en effet de faire parvenir une correspondance datée du 22 juillet 2013 au ministère des Postes et télécommunications (Minpostel) à Yaoundé. A travers cette lettre, Jacques Djoko Tamnou et ses alliés demandent au ministre des Postes et télécommunication de ne point répondre favorablement à l’invitation du maire de Bayangam qui tient à sa présence à l’inauguration du télécentre communautaire construit sur un espace litigieux.

«Comme vous pouvez-vous rendre compte excellence monsieur le ministre, comme le projet de la Station Total, le Télécentre du Minpostel est situé dans les titres fonciers de nos familles. Autrement dit-il se trouve dans notre propriété privée. Il est judicieux de prendre langue avec nous pour trouver une solution même préalablement à l’inauguration. Nous nous réservons le droit d’ester en justice pour solliciter l’expulsion basée sur le titre foncier et les dommages intérêts. Mais cette solution ne sera envisagée qu’au cas où vous n’apportez pas une issue préalable meilleure », prévient l’auteur de la correspondance.

Surtout que ce n’est pas la première fois qu’il est rappelé à l’instance gouvernementale que cet ouvrage a été édifié sur une propriété privé. « En effet au moment de l’implantation du télécentre nous avions rappelé à la commune de Bayangam et même au Minpostel que c’est à tort qu’elle entendait pénétrer sur ledit terrain qui est l’objet des titres fonciers de nos familles. Les travaux se poursuivant, nous avons saisi le président du Tribunal de première instance de Bafoussam, juge des référés pour solliciter l’arrêt des travaux. La décision de cette juridiction a déclaré que le télécentre est situé dans notre propriété privée mais qu’en l’état du fait de l’achèvement des travaux elle ne pouvait plus ordonner son arrêt (Confère ord. N° 131/2011 du 27 décembre 2011) », rappelle Jacques Djoko Tomnou.

Et de conclure : « Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute que le télécentre se trouve dans notre propriété privée et que nous avons la possibilité légale de solliciter son expulsion et solliciter des dommages intérêts. Nous sommes conscients que le Minpostel, la Camtel, etc., sont induits en erreur par sieur Sohaing André et la commune de Bayangam qui brandit chaque fois un Arrêté du Mindaf pour prétendre qu’il s’agit du domaine public routier. »


III- Des enjeux économiques et politiques camouflés

En cette période pré-électorale, André Sohaing, maire de la commune de Bayangam et tête de liste du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), tient à rempiler en dépit d’un bilan mitigé, du moins comparativement à celui de son homologue milliardaire et maire de Bandjoun, Victor Fotso. Ainsi, dans l’optique de flatter son électorat, il aurait entrepris, d’après des sources dignes de foi, des démarches afin que le ministre des Postes et télécommunications (Minspostel) se rende personnellement à Bayangam pour l’inauguration du télécentre communautaire construit et aménagé par ses soins au niveau de l’ancien péage à Kouopou. De même, la mise en fonctionnement d’une station service sur un espace concédé à Total Cameroun-Sa lui permettrait de produire un discours électoral dans lequel, il affirmerait son rôle d’ « unique catalyseur » du développement économique de la commune qu’il dirige depuis des années, comme « premier maire élu ».

Relativement au projet de construction d’une station d’essence à Bayangam, André Sohaing est accusé d’avoir plagié cette initiative de Jacques Djoko Tomnou, riverain de Kouopou et protagoniste dans le conflit foncier en question au nom de la famille Jérémie Tchassem. Car, en date du 3 novembre 2003, celui qui avait fait parvenir, contre décharge, une correspondance au maire de la commune de Bayangam pour solliciter l’obtention d’un permis de construire d’un poste de vente de produits pétroliers, « dans le but de contribuer au développement de [leur] arrondissement ». Dans cette correspondance, l’investisseur en partenariat avec la société Petrolex, mentionnait que le poste en question devrait être établi au bas du lot objet du titre foncier n°7320 du département du Koung-Khi. Sans répondre à l’intéressé, le maire se serait approprié du projet, cette fois en partenariat avec Total Cameroun Sa. D’où sa mise en œuvre parallèlement à la construction du télécentre communautaire en dépit de l’ordonnance d’arrêt de travaux n° 131/2011 rendu le 27 décembre 2011 par la justice. Une forme de rébellion, souligne-t-on dans les milieux judiciaires lorsqu’une personne s’oppose ou refuse de se plier à une décision De justice.

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