bayangam_chefferie

LE POUVOIR DU CHEF

A la tête de la Chefferie se trouve un chef de groupement qui commande.
Dans la tradition Bamiléké , le Chef a un rôle religieux (traditionnel) très puissant car il représente les croyances , les coutumes , et les traditions ancestrales. Le chef est le protecteur de tous les membres du groupement. Il a droit au respect et au dévouement de ses habitants qui sont ses sujets.
Le Chef est le fondateur de la tribu, le représentant des ancêtres, le garant de l'indépendance et de l'intégrité du village. Il est un auxiliaire de l'Administration.
Le Chef n'est pas le seul fondateur du village, mais il est l'un des neufs notables (NKAMVEUH) qui s'est élevé au dessus des autres pour commander. La succession du Chef est héréditaire comme pour l'ensemble des notables.

 

LES TITRES TRADITIONNELS ET LEUR SIGNIFICATION

Les Titres
Le titre est un qualificatif de dignité que porte certains notables.
Cette dignité est conféré par le Chef à la suite de services rendus soit à lui, soit à la collectivité Bayangam.
Le Chef est tenu pour cependant de respecter la coutume.
Le titre se transmet par voie d'héritage au successeur du défunt. Le titre s'ajoute toujours au nom de l'homme ou de la femme.
Quelquefois, le titre désigne une fonction. La possession d'un titre n'implique pas nécessairement un commandement, mais l'inscription du réquérant dans une société secrète correspondante.
Une fois obtenue, le titre ne peut plus se perdre sauf en cas de bannissement.
Les dignitaire sont distingué entre eux par des titres diverses qui leur donne accès à une ou plusieurs sociétés traditionnelles.
L'accumulation des titres est admise.

Les Attributs du Titre
Le titre confère d'autres prérogatives suivant son importance notamment:

  • le droit de posséder le KUIFE (instrument de musique: xylophone) et le KWEINPEN (bracelet en or): cas de certains WABO.
  • le droit d'avoir sa grande case avec deux portes opposées (Chang) surmontée des piliers en bois (Ngak)
  • le droit d'entourer sa cour avec le Kia
  • le droit d'avoir son MUEYO (grande cour)